Article traduit du numéro de mars/avril 1987 du Bethel Ministries Newsletter

Le salut en Jésus Christ

par Dave Englund

Tout Témoin de Jéhovah connaît bien le concept de la " rançon sacrificielle " de Jésus Christ offerte pour les péchés de l’humanité. L’idée est que Jésus est mort comme substitut de l’homme pécheur. Mais le concept tel que l’enseigne la Société Watchtower explique-t-il de façon adéquate ce qu’enseigne la Bible ? Considérons cette question : Où est la justice de Jéhovah dans la mort de Jésus, homme innocent, pour l’humanité coupable ? Non pas : " Où est la miséricorde ? ", ni : " Où est la grâce ? " La question est bien : Où est la justice dans la mort de Jésus Christ ? Peut-être n’avez-vous jamais considéré cette question, c’est pourquoi nous allons utiliser un exemple.

Une illustration

Imaginez que vous soyez un observateur dans un tribunal où un meurtrier est sur le point d’être condamné. Ce meurtrier a tué plusieurs personnes. Il a déjà été déclaré coupable et le juge va sous peu annoncer la sentence. Le juge sait bien que " le salaire du péché est la mort " et que l’accusé, dans ce cas, risque la peine capitale. Il n’a aucune circonstance atténuante.

Supposez maintenant que le coupable dise : " Monsieur le Juge, je réalise maintenant que ce que j’ai fait est horrible. Je veux me repentir et suivre Jéhovah. S’il vous plait, relâchez-moi. " Il est évident que le Juge ne peut pas le relâcher comme ça. Il a commis un crime monstrueux et doit payer sa dette. Cet homme, cependant, prend les devants et ajoute : " Monsieur le Juge, je sais qu’il faut payer le prix de mes crimes et que je dois mourir, mais il y a dans cette salle un homme qui veut bien prendre ma place. "

À ce moment-là, un homme vient du fond de la salle et dit : " C’est exact, Monsieur le Juge. Vous pouvez vérifier que rien ne peut être retenu contre moi. Je sais que cet homme ne mérite pas qu’on lui laisse une seconde chance ; en fait, il mérite la mort. Mais, par amour pour lui et pour obéir à Jéhovah, je m’offre volontairement pour payer sa dette afin qu’il puisse être libre de vivre une vie qui plaise à Dieu. " Bien sûr, nous savons bien que tous les sacrifices ne sont pas agréables à Jéhovah, mais supposons quand même que ce volontaire soit sans péché et sans aucune trace de la corruption adamique.

Continuons à observer cette scène. Nous entendons le juge dire : " Très bien. Vous êtes un substitut acceptable, puisque vous êtes sans péché. J’ordonne donc que cet homme coupable soit libéré pour pouvoir servir Jéhovah. Quant à celui qui s’est proposé pour prendre sa place, qu’il soit lié et cloué à un arbre. "

Tandis que nous observons cette scène dans un silence à couper au couteau, les gardes lui crachent dessus (comme ils l’ont fait à Jésus), placent sur sa tête une couronne d’épines, se moquent de lui, le fouettent, puis l’emmènent et l’exécutent. Ensuite, le juge déclare que les justes exigences de la loi de Jéhovah ont été satisfaites et ordonne que le coupable soit relâché.

Justice a-t-elle été rendue ? Bien sûr, celui qui s’est offert pour mourir a accompli une grande chose en faveur d’un homme qui n’avait plus d’espoir. Bien sûr, une vie a été donnée pour payer le salaire du péché. Ce n’était cependant pas la vie du pécheur, mais celle d’un homme parfaitement juste.

Toute cette histoire n’a-t-elle pas plutôt ajouté à l’injustice qui existe dans ce monde ? Que penseriez-vous d’un juge qui agirait ainsi et considérerait l’issue de cette affaire comme un exemple de justice parfaite ?

Jéhovah et la justice

L’Ancien Testament nous éclaire beaucoup sur la justice de Jéhovah. Par exemple, Nahum 1:3 nous dit que Jéhovah " ne tient pas le coupable pour innocent " (La Bible en français courant). Ésaïe 26:10 dit aussi que " Si l’on fait grâce au méchant, il n’apprend pas la justice ". Et nous lisons en Deutéronome 24:16 : " On fera mourir chacun pour son péché. "

Il est dit en Nombres 35:31 : " Vous n’accepterez pas de rançon pour la vie d’un meurtrier qui mérite la mort, car il sera puni de mort. " et Proverbes 17:15 dit ceci : " Acquitter le coupable et condamner le juste : deux choses également en horreur à Yahvé. " (La Bible de Jérusalem, édition de 1998)

Comment le juste Jéhovah peut-il donner l’impression de violer ses propres principes et justifier des pécheurs tout en permettant au seul homme vraiment juste d’être condamné à leur place ? — Romains 4:5 ; 5:6.

Comment peut-il être juste que Jésus Christ meure en sacrifice pour Moïse, David et Saul de Tarse, qui tous ont commis des meurtres à certains moments de leurs vies ?

Nous pouvons comprendre que des juges humains prennent des décisions incompréhensibles, mais que dire de Jéhovah ? " Il n’est pas possible que le juge de toute la terre ne respecte pas la justice. " (Genèse 18:25) Bien sûr ! Il agit toujours avec la plus grande justice. Comment peut-on alors expliquer que Jéhovah, non seulement cautionne un tel acte, mais en soit l’initiateur ? Encore une fois, où est la justice de Jéhovah dans la mort de Jésus Christ ?

La rançon : partielle ou complète ?

Peut-être est-ce ce sentiment que la mort de Jésus fut injuste qui fait que de nombreux groupes, y compris les Témoins de Jéhovah, rejettent la notion biblique d’une propitiation personnelle et complète pour nos péchés. Qu’est-ce que cela signifie ? Que Jésus, par son sang, a entièrement payé notre dette pour le péché. Dans cette œuvre de propitiation, le salut s’obtient par la grâce au moyen de la foi.

Cette idée est souvent rejetée comme injuste, car tout semble trop facile pour des pécheurs coupable. Ils s’en tirent indemnes, et cela semble trop sévère pour Jésus.

Par conséquent, de nombreux groupes, dont les Témoins de Jéhovah, préfèrent croire en une propitiation faisant en partie appel aux œuvres. Qu’est-ce que cela signifie ? Simplement exprimée, l’idée est que Jésus a payé l’acompte pour les péchés, mais que nous devons verser les traites pour être sauvés.

Que sont ces traites, exactement ? Comment les reconnaître ? Le paiement par traites (dans le contexte de cette discussion) est constitué de tout ce que nous sommes supposés devoir continuer à accomplir pour être sauvés. Ce peut être aussi quelque chose que nous sommes supposés ne pas faire si nous voulons être sauvés.

Le " paiement par traites " peut vouloir dire par exemple prier plusieurs fois par jour, donner l’aumône ou s’abstenir de fumer. Ce sont parfois des œuvres ou des activités honorables, ou il peut parfois s’agir d’éviter de participer à des œuvres ou activités " mauvaises ". Dans le livre Vous pouvez vivre éternellement sur une terre qui deviendra un paradis (p. 250), la Société Watchtower dit que " la foi ne suffit pas ". Les Témoins de Jéhovah connaissent bien certaines des " traites " que leur organisation considère comme essentielles. Ce sont, entre autres :

Cette manière de considérer le sacrifice de Jésus crée plusieurs problèmes. Tout d’abord, personne — pas même la Société Watchtower — ne peut fournir une liste complète de ces " traites ". Deuxièmement, même si elle était capable d’établir une telle liste, elle ne pourrait dire avec certitude combien d’entre elles seraient suffisantes.

Troisièmement, cette propitiation partielle telle que la conçoit la Société Watchtower ne résout pas vraiment le problème du caractère apparemment injuste de la mort de Jésus Christ. Elle ne fait qu’attirer l’attention sur nous-mêmes et sur nos œuvres. " Il nous a sauvés — non parce que nous aurions fait des œuvres de justice, mais en vertu de sa propre miséricorde. " — Tite 3:5.

Quatrièmement, même toute une éternité passée à payer de telles " traites " ne pourrait nous débarrasser du fardeau de la culpabilité provoquée par un seul péché. Cinquièmement, toutes nos bonnes œuvres ne peuvent rien changer au fait que nous avons toujours une nature pécheresse héritée d’Adam. " Or ceux qui sont sous l’emprise de la chair ne peuvent plaire à Dieu. " (Rom. 8:8) Jésus dit que pour échapper à cette condition il faut être transformé par Dieu lui-même : " Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l’Esprit est esprit. Ne t’étonne pas que je t’aie dit : il faut que vous naissiez de nouveau. " — Jean 3:6, 7.

La solution : en Christ

Ces paroles du Seigneur nous montrent la solution de notre dilemme. La " rançon sacrificielle " est quelque chose de bien plus important que ce que le Père et le Fils auraient fait pour nous. Pour satisfaire à la justice, elle doit également être quelque chose que Dieu nous fait et fait en nous lorsque nous nous repentons sincèrement et demandons à Jésus de nous sauver.

Dans l’illustration que nous avons employée plus haut, la raison pour laquelle la justice n’a pas pu être satisfaite est que l’homme qui est sorti libre du tribunal était le même individu coupable et pécheur que lorsqu’il y était arrivé. Même s’il avait changé d’attitude, la souillure du péché et la nature pécheresse n’avaient pas été supprimées, loin de là. Dans ce sens précis, le sacrifice de l’homme juste qui a pris sa place ne lui a servi absolument à rien.

Que dire de Saul de Tarse, qui devint l’apôtre Paul ? Je crois que les Écritures nous montrent que, dans un sens spirituel, l’homme qui s’est relevé de la poussière sur la route de Damas n’était pas le même que celui qui était parti le matin. Pourquoi ? Parce qu’il y a rencontré le Christ ressuscité, et que ce dernier a fait de lui une créature nouvelle.

Dieu fit quelque chose à Saul et en Saul ce jour-là, lorsqu’il confessa Jésus Christ comme son Seigneur et Sauveur personnel. Bien sûr, Christ est Seigneur et Sauveur, que nous le confessions ou non. Mais, comme dans le cas de Saul, ce fait ne nous est d’aucune utilité tant que nous ne le recevons pas par un engagement de foi.

Je me rappelle avoir pensé un jour que, pour satisfaire la justice, il aurait fallu que ce soit Paul, et non pas Jésus, qui paie pour ses propres péchés. Puis je lus (avec étonnement) les propres paroles de Paul en Galates 2:19, 20 :

" Car c’est par la loi que je suis mort à la loi, afin de vivre pour Dieu. J’ai été crucifié avec Christ, et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ, qui vit en moi. "

Plusieurs choses me frappent dans ce passage. D’abord, il s’agit d’une expérience spirituelle, et non pas physique. Paul n’était pas physiquement mort lorsqu’il écrivit ces paroles. Deuxièmement, il parle de son expérience au passé ; c’était un fait accompli.

Il ne parlait pas de quelque chose qui allait lui arriver dans le futur, comme par exemple à la résurrection ou pendant le règne millénaire. Troisièmement, il a dû faire cette expérience lorsqu’il a décidé de mettre sa foi en Christ. Cela n’est certainement pas arrivé quand Christ est mort, car à ce moment-là Paul était son ennemi.

Ce que veut Jéhovah

Puis-je me permettre, à ce point de la discussion, de faire un commentaire quelque peu provocateur, commentaire basé sur ce que nous avons lu à propos de Jésus et de Paul ? Le voici : Cela n’intéresse pas Jéhovah de nous laver de notre vieille nature pécheresse pour nous sauver. Le remède qu’il a choisi est de la crucifier. Le salaire du péché est la mort. Ce qu’il veut, c’est nous transformer, et c’est ce que Jésus fait quand nous mettons notre confiance en lui, comme il n’a fait avec Paul. Il ne s’agit pas d’une transaction qui aura lieu après la résurrection. Vous pouvez également noter que c’est Dieu qui accomplit cette œuvre, et non pas nous. Personne ne s’est jamais crucifié lui-même, car cela est impossible.

Dieu n’attend pas que nous améliorions notre ancienne nature. Il veut que nous recevions la nouvelle nature en Jésus Christ, comme Paul l’a reçue. Je cite encore une fois : " Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l’Esprit est esprit. Ne t’étonne pas que je t’aie dit : il faut que vous naissiez de nouveau. " — Jean 3:6, 7.

On vous a peut-être enseigné que cette expérience ne concerne que 144 000 personnes. Pouvez-vous comprendre, maintenant, pourquoi elle concerne tous ceux qui veulent être sauvés de la malédiction liée à la nature adamique ?

Il est dit en 2 Corinthiens 13:5 : " Examinez-vous vous-mêmes, pour voir si vous êtes dans la foi ; éprouvez-vous vous-mêmes. Ne reconnaissez-vous pas que Jésus-Christ est en vous ? À moins peut-être que l’épreuve ne soit pour vous un échec. " (Même la Kingdom Interlinear Translation [" Traduction interlinéaire du royaume "] de la Société Watchtower soutient l’idée que Christ est en ou dans les croyants.)

Ce n’est pas là une épreuve pour savoir si l’on fait partie des 144 000, mais pour savoir si l’on est " dans la foi ", si l’on est approuvé ou désapprouvé. L’épreuve est la suivante : Christ est-il en nous ? Avons-nous fait la même expérience que Paul, et avons-nous été transformés ?

Jéhovah n’est pas le moins du monde impressionné par un quelconque " traite " que nous pourrions payer, même s’il s’agissait d’actions louables accomplies par centaines. Tout ce qui compte à ses yeux, c’est cette transformation qu’il décrit comme une crucifixion et comme une nouvelle création :

" Pour moi, non, jamais d’autre titre de gloire que la croix de notre Seigneur Jésus Christ ; par elle, le monde est crucifié pour moi, comme moi pour le monde. Car, ce qui importe, ce n’est ni la circoncision, ni l’incirconcision, mais la nouvelle création. " — Galates 6:14, 15, Traduction Œcuménique de la Bible (édition de 1988)

Paul exprime encore cette même idée ainsi : " Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature [une nouvelle création, Darby]. " — 2 Corinthiens 5:17.

Laissons parler le Nouveau Testament

Cette idée d’être crucifié et de naître de nouveau apparaît-elle dans le Nouveau Testament ? Oui, en plusieurs endroits. Évidemment, il y une objection à cela : si Jésus fait œuvre de propitiation sans que nous ayons à payer des " traites " pour aider à notre salut, cela signifie que nous sommes libres de pécher. Cette objection fut soulevée aux jours de Paul, et voici ce qu’il en a dit :

" Que dirons-nous donc ? Demeurerions-nous dans le péché, afin que la grâce abonde ? Certes non ! Nous qui sommes morts au péché, comment vivrions-nous encore dans le péché ? Ignorez-vous que nous tous qui avons été baptisés en Christ-Jésus, c’est en sa mort que nous avons été baptisés ? Nous avons donc été ensevelis avec lui dans la mort par le baptême, afin que, comme Christ est ressuscité d’entre les morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie. En effet, si nous sommes devenus une même plante avec lui par la conformité à sa mort, nous le serons aussi par la conformité à sa résurrection ; nous savons que notre vieille nature a été crucifiée avec lui, afin que ce corps de péché soit réduit à l’impuissance et que nous ne soyons plus esclaves du péché ; car celui qui est mort est quitte du péché. Or, si nous sommes morts avec Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui. " — Romains 6:1-8 (c’est nous qui soulignons).

Cela ne veut pas dire que les Chrétiens sont sans péché en ce sens qu’ils ne peuvent plus commettre de péché, mais qu’ils ne sont plus esclaves de leur nature adamique. En effet, ceux qui sont nés de nouveau possèdent une nouvelle nature qui cherche à plaire à Dieu ;

Est-ce que seules 144 000 personnes font cette expérience ? Pas du tout ! arrivés à ce point, nous devons observer que très peu (sinon aucun) parmi les Témoins de Jéhovah disant faire partie des " oints " disent avoir fait la même expérience que celle décrite plus haut par Paul.

Plus important encore, ce passage de la lettre aux Romains ne dit nulle part que cette expérience permet d’identifier un groupe de Chrétiens mis à part. Il est plutôt dit que nous devons tous nécessairement la connaître si nous voulons :

Dans les 45 versets qui composent les deux premiers chapitres le la lettre aux Éphésiens, il est dit au moins 30 fois que les Chrétiens sont " en Christ ", ou que Christ est en eux.

Il est dit en Romains 8:11 : " Et si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité le Christ-Jésus d’entre les morts donnera aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous. " Il est clair que ce passage ne parle pas de personnes qui espèrent une résurrection en tant qu’esprit, mais plutôt une résurrection physique.

La plus grande bénédiction découlant du fait d’être en Christ est présentée en Romains 8:1, où il est dit : " Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Christ-Jésus. " Voulez-vous échapper à la condamnation de Jéhovah ? Il n’y a pas de condamnation pour ceux qui sont en Christ Jésus. Quand pourra-t-on bénéficier de cette bénédiction ? Dès maintenant.

C’est cela que Jésus évoque en Jean chapitre 6, où il parle de manger sa chair et de boire son sang. Il dit ensuite que cela est obligatoire pour quiconque veut avoir la vie.

Pour soutenir l’idée selon laquelle il est nécessaire de payer des " traites " afin d’être sauvé, la Société Watchtower cite souvent une partie de Philippiens 2:12, qui dit : " […] travaillez à votre propre salut avec crainte et tremblement […] " (Darby) Elle omet cependant de citer le verset suivant (le v. 13).

Ce passage ne se termine pas par : " car si vous ne travaillez pas assez dur vous ne serez pas sauvés. " Non, le verset 13 dit plutôt ceci : " car c’est Dieu qui opère en vous et le vouloir et le faire, selon son bon plaisir. " (Darby) Ceci s’adresse à des gens en qui Dieu est déjà à l’œuvre, et qui sont exhortés à éprouver " crainte et tremblement " — non parce qu’ils pourraient ne pas parvenir au salut, mais parce Dieu opère cette œuvre en eux.

Christ ou Adam ?

La Société Watchtower dit que Jésus n’a fait que payer pour nous ce qu’Adam avait perdu, ni plus, ni moins. Qu’est-ce que cela signifie ? Qu’un jour, si vous êtes suffisamment fidèle (on ne vous explique jamais jusqu’à quel point), vous pourrez être déclaré assez juste pour avoir la vie, puis être restauré dans la condition que connaissait Adam avant de pécher.

Mais vous n’y arriverez peut-être pas. Jésus, dans ce cas, n’est pas mort pour vous donner la vie éternelle, mais pour que vous ayez une possibilité d’avoir la vie éternelle. Il ne vous a pas fait un don gratuit, mais vous a donné une hypothèque de 1 000 ans. Jésus a versé l’acompte, tandis que vous devez payer les traites.

Le chapitre 5 de la lettre aux Romains montre que ce point de vue est erroné. Jésus est bien plus grand qu’Adam, et le don gratuit est bien plus grand que le péché.

Où est la justice de Jéhovah dans la mort de Jésus Christ ? Elle ne se manifeste que lorsque nous mourons quant à l’ancienne création et venons à Jésus, la nouvelle création, par une nouvelle naissance spirituelle au moyen de la foi seule.

Si nous sommes Chrétiens, cela ne signifie pas simplement que Jésus est mort à notre place, mais que, par la foi, nous sommes morts avec lui.

Application

Faisons une application personnelle. Lecteur, êtes-vous, aujourd’hui, en Jésus Christ, ou êtes-vous encore seulement en Adam ? Il n’y a que la condamnation en Adam, mais " il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Christ-Jésus ". — Romains 8:1.

En Adam, il n’y a que la crainte — la crainte d’Harmaguédon, la crainte des anciens, la crainte de ne pas verser assez de " traites ". Cependant, " l’amour parfait chasse la crainte ". — 1 Jean 4:18, Darby.

Il n’y a que de l’esclavage en Adam, mais " là où est l’esprit de Jéhovah, là est la liberté " (2 Corinthiens 3:17, Traduction du monde nouveau). En Adam, nous recevons le salaire du péché, mais en Christ nous recevons le don gratuit de la vie.

En Adam, nous avons notre propre " justice " qui, en réalité, n’a absolument rien de juste. En Christ, nous recevons la justice en tant que don de Dieu.

En Adam, nous avons reçu une naissance charnelle et ancienne, mais c’est en Christ que nous recevons une naissance nouvelle, spirituelle. " Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l’Esprit est esprit. Ne t’étonne pas que je t’aie dit : il faut que vous naissiez de nouveau. " — Jean 3:6, 7.

Si vous deviez mourir aujourd’hui, la justice de qui prendriez-vous pour la présenter à Jéhovah ? La vôtre ou la sienne ? Celle d’Adam ou celle de Christ ? Aujourd’hui, êtes-vous en Christ ou en Adam ? Vous pouvez régler cette question dès maintenant.