Article traduit du numéro de novembre 1985 du Bethel Ministries Newsletter

Les fêtes

par Randall Watters

Aperçu général

Plusieurs groupes religieux se prétendant chrétiens interdisent à leurs membres de célébrer les fêtes comme Noël, Pâques, les anniversaires de naissance, la fête des mères, etc. C’est tout particulièrement le cas des Témoins de Jéhovah. Tandis que certains d’entre eux célèbrent ces fêtes en secret par crainte d’être surpris, la plupart tirent une certains fierté de cette interdiction. C’est volontairement que des parents permettent à leurs enfants d’endurer l’isolement et la pression de la part de leurs camarades, et c’est volontairement qu’eux-mêmes s’isolent de leurs familles à l’époque des fêtes, saisissant même l’occasion pour aller de porte en porte à ces moments-là. Pourquoi adoptent-ils cette position à l’encontre des fêtes ? Est-il mal de célébrer les fêtes ?

Considérons les raisons données par la Société Watch Tower, qui sont fondamentalement au nombre de trois :

  1. Les fêtes ont généralement une origine païenne, non chrétienne, et s’accompagnent souvent de pratiques immorales comme l’ivrognerie, la fornication, etc. (" Assurez-vous de toutes choses ; restez attachés à ce qui est excellent ", pp. 220, 221.)
  2. Les fêtes ne sont mentionnées dans la Bible que lorsqu’elles se sont déroulées dans ces circonstances négatives, comme les anniversaires de naissance lors desquels des gens furent assassinés. De plus, nous n’avons pas reçu le commandement de célébrer autre chose que le Repas du soir (Souper) du Seigneur. (Ibid., pp. 215, 216.)
  3. Les fêtes rendent un culte idolâtrique à quelque chose ou quelqu’un d’autre que Dieu ; or la Bible nous dit de ‘ fuir l’idolâtrie ’ et que ‘ nous ne faisons pas partie du monde ’. (Ibid., pp. 221, 222.)

De plus, dans le cas de Noël, un autre argument est présenté, selon lequel Christ n’est pas né un 25 décembre. Pourquoi célébrer alors sa naissance à une date qui coïncide avec le solstice d’hiver et que fêtaient autrefois les adorateurs du soleil (ibid., p. 217) ?

Avant de considérer ces objections, voyons d’abord quelques principes sur lesquels tant les Témoins de Jéhovah que les Chrétiens sont d’accord et qu’ils considèrent comme fondamentaux. Nous examinerons ensuite l’interprétation ces principes dans le but de mettre à jour l’attitude inconsistante de la Société Watch Tower ainsi que leur incapacité à comprendre le Christianisme.

La Bible dit clairement que :

Tous ceux qui se disent chrétiens devraient vraiment croire en ces principes et les appliquer dans leurs vies. Les controverses commencent lorsque ces principes sont interprétés dans la vie quotidienne. De plus, il faut remettre en question l’approche selon laquelle il faut établir des règles à leur propos. Il faudrait tout un livre pour prendre en considération les passages cités ci-dessus, mais nous limiterons cette discussion aux trois principales objections de la Société Watch Tower.

Réponses aux Témoins de Jéhovah

Objection no 1 : Les fêtes ont généralement une origine païenne, non chrétienne, et s’accompagnent souvent de pratiques immorales comme l’ivrognerie, la fornication, etc.

Il est vrai que de nombreuses fêtes ont leur origine dans l’idolâtrie ou les pratiques païennes. Il est également vrai que d’autres choses courantes ont une origine païenne, comme par exemple notre calendrier (les noms des jours et de certains mois sont ceux de dieux païens). Les anniversaires de mariage et l’échange des alliances le jour du mariage ont aussi des racines dans le paganisme. Les symboles employés dans le monde des affaires, dans la décoration utilisée en papeterie ou sur les papiers peints, etc., sont souvent empruntés à des sources païennes. Devons-nous nous retirer dans une sorte de vie monastique ou communautaire d’où tous les vestiges du paganisme auraient été soigneusement éliminés ?

Une telle attitude nous rappelle les Pharisiens, qui passaient de longues heures à discuter de ce qui était " pur " et " impur ", à établir des règles que les gens devaient suivre comme si elles avaient pu les purifier. Quiconque prend le temps d’examiner leurs traditions (qui furent par la suite consignées dans le Talmud) se rendra compte à quel point il est absurde de chercher à savoir dans le détail ce qui est " bien " ou " mal ". D’un autre côté, si nous croyons vraiment que Dieu veut que nous observions scrupuleusement de telles choses (comme si leur non observation nous condamnait), alors, comme les Pharisiens, nous devons nous engager dans une recherche continuelle de toutes les traces de paganisme afin de les éliminer de nos vies. Cesser d’en éliminer la moindre trace serait une preuve d’hypocrisie, n’est-ce-pas ?

Pas du tout, dit la Société Watch Tower. Ils prétendent être équilibrés pour ce qui est de savoir ce qui est païen et ce qui ne l’est pas. Notez ces déclarations tirées d’un numéro de 1977 du périodique Réveillez-vous !, article traitant de l’usage de symboles païens comme le cœur, la svastika et la croix :

" On peut se demander quelle doit être l’attitude d’un chrétien envers un motif graphique que l’on peut rattacher au faux culte rattacher au faux culte pratiqué dans certains endroits ou à certaines époques.

" […] ce n’est pas parce que les idolâtres ont employé tel ou tel symbole à une certaine époque et à un endroit donné que les vrais chrétiens doivent systématiquement le rejeter. La preuve en est qu’il y avait des palmiers, des grenadiers et des taureaux dans l’ornementation du temple de Jéhovah à Jérusalem. […] Le fait que d’autres religions se sont servies de ces choses créées par Dieu pour en faire des symboles de leur culte idolâtrique n’interdit pas aux vrais adorateurs de s’en servir dans un but décoratif. Quiconque visitait le temple savait que les serviteurs de Dieu n’adoraient pas ces motifs décoratifs ni ne les vénéraient comme des symboles sacrés.

" De quoi le chrétien doit-il se soucier en premier lieu ? Non pas de ce que tel ou tel motif a pu symboliser il y a des milliers d’années ou de quelle façon on le considère à l’autre bout du monde, mais plutôt de la signification qu’il a pour les gens avec qui il vit.

" Puisque le faux culte emploie toutes sortes d’images, nous trouverions, en prenant le temps nécessaire pour faire des recherches approfondies, une mauvaise utilisation derrière chaque motif qui nous entoure. Mais à quoi bon ? Ne serait-ce pas se tracasser en vain ? Serait-ce la meilleure façon d’employer notre temps ? " — Réveillez-vous !, 22 avril 1977, pp. 12, 14, 15.

Nous sommes nous aussi d’accord pour dire que chercher partout et avec tout des liens avec le paganisme n’est qu’une immense perte de temps. Notez ces déclarations similaires dans La Tour de Garde du 1er octobre 1972, pp. 583, 584 :

" Qu’un objet soit ou non une idole dépend principalement de la manière dont on le considère. […] le fait que des animaux, des plantes et des corps célestes — qui sont des œuvres du Créateur — aient reçu et reçoivent encore un culte ne constitue pas en lui-même un obstacle à leur utilisation comme objets d’ornement ou de décoration. Beaucoup de choses adorées autrefois par les anciens ont perdu leur signification idolâtrique et sont généralement regardées comme des objets décoratifs. "

La Tour de Garde montre que (1) les motifs ou les symboles en eux-mêmes ne sont pas forcément mauvais, même s’ils furent autrefois utilisés par les païens dans leur faux culte, et que (2) c’est une perte de temps que de s’inquiéter sans cesse de ce qu’un objet a pu signifier dans le passé ou même de ce qu’il peut avoir comme signification de nos jours dans un autre endroit de la terre.

L’inconsistance de la Société Watch Tower devient maintenant manifeste, car la plupart des fêtes célébrées dans le monde occidental ont perdu leur signification païenne. Prenons le cas de Noël. Les païens adoraient le soleil le 25 décembre, à l’époque du solstice d’hiver (dans l’hémisphère nord, lorsque celui-ci est dirigé à l’opposé du soleil), bien avant la venue de Christ. Comme pour toutes les fêtes païennes, c’était une époque de générosité et de débauche. Lorsque, vers l’année 336 ap. J.-C., l’Église catholique institua la célébration de la naissance du Christ le 25 décembre, il s’agissait de remplacer la fête du Sol Invictus établie par l’empereur Aurélien au iiie siècle. Elle était considérée comme la victoire du Christianisme sur le paganisme. C’est l’histoire de l’Église qui y rattacha par la suite Saint Nicolas (Santa Claus) et l’offrande de cadeaux.

Selon le raisonnement de la Société Watch Tower, nous devrions nous poser ces questions : Noël a-t-il la même signification pour nous que pour les anciens païens ? Dans notre pays, les gens adorent-ils encore le soleil le 25 décembre ? À ces deux questions la réponse est non. Bien que beaucoup abusent de cette période de l’année et l’exploitent, on ne peut en profiter pour combattre le concept chrétien de Noël. Il est vrai, comme le dit La Tour de Garde, que Jésus n’est pas né un 25 décembre, mais il n’est pas nécessaire de célébrer une fête le jour même où l’événement commémoré a eu lieu. La plupart d’entre nous célébrons les fêtes à un autre jour que la date historique, et nous ne considérons pas cette pratique comme mauvaise !

Pâques a une histoire encore plus liée à l’histoire de l’Église. À l’origine, l’Église primitive célébrait l’équivalent moderne de Pâques (la résurrection de Christ) chaque dimanche, dans l’attente du retour du Seigneur. Plus tard, en reliant la Passion à l’histoire de la résurrection, ce mémorial fut fixé au jour de la Pâque juive, fête célébrant la sortie d’Égypte (l’Exode). Le concile de Nicée (en 325 ap. J.-C.) fixa finalement la date de la célébration au premier dimanche après la pleine lune qui suit l’équinoxe de printemps. Le nom anglais de Pâques, " Easter ", fut donné à la fête chrétienne par les Anglo-Saxons dès le viiie siècle. Ce nom lui-même vient d’une fête en l’honneur d’Astarté, déesse de la fertilité, d’où proviennent également les lapins et les œufs, symboles courant de la fertilité dans les cultures païennes. (Pour plus d’informations sur Noël et Pâques, voir l’Encyclopedia Britannica, édition de 1982, vol. 4, page 501.)

Tandis que les pièges tendus par l’histoire de l’Église et la fête païenne sont toujours présents, leur signification a changé. Tout comme pour la célébration originale de la résurrection, aujourd’hui nous ne rattachons pas les lapins et les œufs aux rites de la fertilité, et la plupart des gens ne considèrent pas que Pâques est l’occasion de faire preuve de plus de débauche. À l’époque de cette fête, même les programmes de télévisions tournent autour de thèmes manifestement chrétiens.

On peut examiner individuellement le cas des autres fêtes pour s’assurer du sens qu’elles revêtent dans le monde occidental moderne.

Objection no 2 : Les fêtes ne sont pas mentionnées dans la Bible, sauf peut-être dans un sens négatif. De plus, nous n’avons pas reçu le commandement de célébrer autre chose que le Repas du soir du Seigneur.

La Société Watch Tower dit que seulement deux anniversaires de naissance sont mentionnés dans la Bible : celui de Pharaon (Genèse 40:20) et celui d’Hérode (Matthieu 14:6). Mais la Bible mentionne la célébration d’une troisième naissance : celle de Christ, célébrée par les anges avec des chants et dans la gloire :

" Mais l’ange leur dit : Soyez sans crainte, car je vous annonce la bonne nouvelle d’une grande joie qui sera pour tout le peuple : aujourd’hui, dans la ville de David, il vous est né un Sauveur, qui est le Christ, le Seigneur. […] Et soudain il se joignit à l’ange une multitude de l’armée céleste, qui louait Dieu et disait : Gloire à Dieu dans les lieux très hauts, et paix sur la terre parmi les hommes qu’il agrée ! " — Luc 2:10, 11, 13, 14 (Version Segond révisée)

Il est très pratique, pour la Société Watch Tower, de mettre de côté cette naissance importante et présentée de façon très positive, car ce récit pourrait démolir leur argumentation au sujet du caractère négatif des anniversaires de naissance mentionnés dans la Bible.

La Société Watch Tower prétend également que puisque la Bible ne nous dit pas de célébrer certaines fêtes, nous ne devrions rien avoir à faire avec elles. Ce postulat est faux d’au moins deux points de vue. Premièrement, ni Jésus ni les apôtres n’ont mentionné les fêtes modernes telles que nous les connaissons, car elles n’existaient tout simplement pas à leur époque. Toutes les fêtes juives étaient des fêtes religieuses nationales qu’ils pouvaient observer même après la venue de Christ et l’abolition de la Loi ! (Colossiens 2:16, 17) La Société Watch Tower devrait considérer Paul comme un apostat, car il dit que chaque individu était libre d’observer ou non ces jours spéciaux (Romains 14:5, 6), et lui-même continua à pratiquer certaines dispositions de la Loi, même après que celle-ci eut été abolie ! — Actes 13:14, 15 ; 21:20-26.

Les Témoins de Jéhovah pratiquent beaucoup de choses que la Bible ne leur dit pas de faire, comme par exemple compter le temps passé dans la distribution de leurs périodiques et de leurs livres ainsi que dans l’étude de leurs livres avec des personnes, se réserver certains jours pour aller répandre la doctrine de la Société Watch Tower, chanter des cantiques du royaume, tenir des assemblées de district et de circonscription, répondre à des questions particulières avant le baptême, etc. Ils ne considèrent aucune de ces choses comme mauvaise, bien qu’elles soient devenues pour eux des traditions.

Objection no 3 : Les fêtes rendent un culte idolâtrique à quelque chose ou quelqu’un d’autre que Dieu ; or la Bible dit de ‘ fuir l’idolâtrie ’ et que ‘ nous ne faisons pas partie du monde ’.

Selon le Nouveau Testament, il est juste d’adorer Christ. Non seulement les anges l’ont adoré (Hébreux 1:6), mais toutes les créatures qui sont dans les cieux et sur la terre doivent aussi le faire (Apocalypse 5:13, 14). De plus, nous devons lui accorder autant d’honneur qu’au Père (Jean 5:23). Il est juste d’adorer Christ n’importe quel jour, y compris le 25 décembre et à Pâques.

Pour ce qui est des anniversaires de naissance, en général les gens n’adorent pas leurs amis ou leurs enfants pour leur anniversaire. Qu’y a-t-il de mal à faire quelque chose de spécial pour quelqu’un un certain jour, ou même à considérer quelqu’un de façon particulière pendant une journée ? Il y a une différence entre accorder à quelqu’un une attention spéciale et adorer ou idolâtrer cette personne. En général, les Témoins célèbrent leur anniversaire de mariage, c’est-à-dire la naissance de leur mariage. Peut-être ne devraient-ils pas du tout s’accorder l’un l’autre une attention spéciale, que ce soit lors de cet anniversaire ou n’importe quel autre jour. Peut-être, par le même raisonnement, n’est-il pas sage de se marier, car ils risquent de considérer leur conjoint comme quelqu’un de " spécial " !

Peu de gens, dans notre société moderne, " achoppent " à l’idée de célébrer la naissance de Christ, à l’exception des Témoins de Jéhovah et de quelques autres qui sont légalistes par nature. L’apôtre Paul n’a pas appliqué son propre conseil au sujet du fait d’être une pierre d’achoppement pour les autres (Romains 14:21) aux sectes légalistes du Christianisme, car leur légalisme provoquait la colère de Dieu. —Galates 5:1-4.

La véritable question de l’idolâtrie

La Loi de Moïse était un moyen de mieux comprendre la nature de Dieu et comment il établit des relations avec l’homme dans sa condition de créature déchue (Galates 3:24). On peut aussi appliquer ce même principe dans le domaine de l’idolâtrie et au sujet des objets utilisés dans le faux culte. L’idolâtrie est une problème de cœur, car il n’y a rien de mal en soi dans un objet comme un rosaire, un pentagramme, une image de Marie, etc. C’est ce que les humains font avec ces objets et la manière dont ils les considèrent qui les transforment en idoles (Deutéronome 11:16 ; Job 31:26-28). Dans l’Ancien Testament, les Israélites avaient généralement le cœur trop obstiné pour comprendre cette vérité. C’est pourquoi il leur fut interdit de fabriquer des images de quoi que ce soit qui existe dans les cieux ou sur la terre, d’avoir des relations sociales avec les païens qui les entouraient, de raser leurs tempes, de manger avec des Gentils, etc.

Pourquoi les Chrétiens sont-ils libérés de ces lois ? Tout simplement parce que les lois de Dieu (en fait, les principes fondamentaux de la Loi) sont inscrites dans leurs cœurs (Jérémie 31:33 ; 2 Corinthiens 3:3 ; Hébreux 10:
16). Ils reconnaissent ce qu’est la véritable idolâtrie : un problème de cœur. De ce fait, s’abstenir de tout contact avec un objet physique ne résout pas vraiment le problème. Il faut plutôt que Christ travaille à renouveler leur cœur de l’intérieur, afin que toutes les formes d’idolâtrie (y compris l’amour pour un rang social élevé, la richesse, le pouvoir, la popularité, etc.) soient vaincues, même celles que la Loi de Moïse ne mentionne pas.

Si les Chrétiens considèrent l’idolâtrie sous un angle différent, les objets ou les symboles n’auront en eux-mêmes aucun pouvoir sur eux. Nous ne devons craindre aucun objet, ni le Diable même, comme ayant un quelconque pouvoir sur nous. Nous ne devons craindre que Dieu seul. — 2 Rois 17:35-41.

L’apôtre Paule explique très clairement qu’une idole n’est rien (1 Corinthiens 8:4). Elle n’a aucun pouvoir, si ce n’est celui que vous lui accordez de par vos propres peurs et superstitions. Si vous craignez un objet, alors il aura un pouvoir sur vous et vous pouvez être sûr que le Diable l’utilisera (Deutéronome 7:16). La Bible dit que, par la crainte de la mort, l’homme a été esclave toute sa vie. Mais maintenant que Christ est mort pour nous, il a rendu le Diable et ses objets de crainte inopérants sur les Chrétiens. — Hébreux 2:14, 15.

Voilà qui porte le coup fatal à la Société Watch Tower. Plutôt que de s’apercevoir que Christ a vaincu la crainte et la mort, ils ont vraiment peur des croix, des planchettes oui-ja, des spirites, des médecins, des anciens Témoins et de tout ce qui peut leur rappeler le Diable. Plutôt que de les considérer comme de simples objets physiques ou comme des personnes " égarées ", ils feront tout pour éviter le moindre contact avec eux. Cela nous rappelle certains chefs religieux qui craignaient d’être contaminés par des choses supposées " mauvaises " ou idolâtriques. — Marc 7:1-23.

De même, Jésus a dit que ce que vous mangez n’affectera pas votre spiritualité. Paul alla jusqu’à dire qu’il pouvait entrer dans le temple d’une idole et manger de la viande offerte à l’idole sans que cela n’affecte le moins du monde sa santé ou sa spiritualité. Mais il dit que certains, parce qu’ils ont une foi faible, mangeraient de cette viande, la considéreraient comme ayant été offerte à un véritable dieu et souilleraient leur conscience (1 Corinthiens 8:7). Si Paul avait regardé les objets et les rituels idolâtriques de la même façon que les Pharisiens ou les Témoins de Jéhovah le font maintenant, il ne se serait jamais approché d’un temple dédié à une idole, sans parler de manger de la viande offerte sur l’autel de l’idole. C’était plus sérieux que d’aller de porte en porte à Halloween pour quémander des friandises ! Ce serait comme aller à un banquet d’adorateur de Satan et de manger un morceau avant de donner un témoignage ! Pour Paul, il n’y avait rien à craindre ni aucun souci à se faire à ce sujet, sauf si cela faisait trébucher les plus faibles dans l’Église (1 Corinthiens 8:9-13). Si tous les membres de l’Église étaient forts dans la foi, ils auraient pu aller tous au restaurant du temple de l’idole locale et faire la fête ensemble ! Voilà qui illustre la victoire suprême du Christianisme sur le Diable et sur son monde. — Luc 10:18-20 ; Actes 26:18.

Il est malheureux que les Témoins de Jéhovah soient aveugles à notre liberté en Christ. À l’instar des Pharisiens, ils sont enchaînés à des règles et à des craintes concernant les fêtes, les objets et certaines personnes. Si seulement ils pouvaient comprendre les principes exposés par Paul dans la lettre aux Colossiens, lorsqu’il dit :

" Vous êtes morts avec le Christ et avez été délivrés des forces spirituelles du monde. Alors, pourquoi vivez-vous comme si vous apparteniez à ce monde ? Pourquoi acceptez-vous qu’on vous impose des règles de ce genre : ‘ Ne prends pas ceci ’, ‘ Ne goûte pas cela ’, ‘ N’y touche pas ’ ? Elles concernent des choses destinées à disparaître dès qu’on en fait usage. Il s’agit là de règles et d’enseignements dus aux hommes. Certes, ces règles ont une apparence de sagesse avec leur culte qui vient de la volonté humaine, leurs pratiques d’humilité et l’obligation qu’elles imposent de traiter durement le corps ; mais elles n’ont aucune valeur pour maîtriser les désirs de notre propre nature. " — Colossiens 2:20-23 (Bible en français courant)

Que vous choisissiez ou non de célébrer les jours de fête traditionnels, ne pensez pas que, d’une façon ou d’une autre, cela ait de l’importance pour Dieu. Pour lui, ce qui importe est que vous l’aimiez de tout votre cœur et que vous aimiez votre prochain comme vous-même. Comme Paul l’a écrit, ce serait une régression spirituelle que de se soumettre à des commandements religieux dans ce domaine. Croître en Christ signifie être libre de vivre au sein de ce monde pécheur sans être affecté par son idolâtrie.